Friday, November 20, 2015

Des applis pour une nouvelle vie


Parfois, j'ai des envies de voyage au long cours, de cabane au fond des bois (bon peut-être pas trop au fond des bois quand même, je risquerai de ne pas y trouver facilement de barista sympa), de grands espaces, d'une nouvelle vie...
Il n'est pas exclu que je lise un peu trop de 'feel good' romans sur le thème du changement de vie.
Il n'est pas exclu que je regarde avec une pointe d'envie le roadtrip d'amis partis au Canada, en Inde et en Australie,
Il n'est pas exclu que j'ai atteint ma limite de vie à Paris,
mais franchement, qui n'a pas pensé au moins une fois à tout bousculer ?
Oui, mais comme tout être humain, j'ai accumulé quelques biens matériels issus de toutes mes vies et qui ont survécu à plusieurs déménagements... et ces biens là, je ne suis pas tout à fait prête à m'en séparer complètement.

Alors si demain, se présentait L'OPPORTUNITE de changer de vie, de partir, de quitter Paris, et qu'il me fallait partir vite ?
Pour la stressée de la vie que je suis, un demenagement, ça s'organise mais plus que le déménagement en lui-même c'est le point de chute qui m'importe.
Quand on déménage rapidement pour un nouveau travail, une nouvelle vie dans une nouvelle ville, on peut être amené à prendre le premier logement disponible (ou qui veut bien de nous !) et jour après jour regretter ce choix qui n'en n'était pas vraiment un.

Première astuce confiée par des amis partis en Inde, le garde meuble : avec lui, pas besoin d'encombrer le grenier et le garage de papa et maman, qui le sont déjà bien assez (sans compter qu'ils ne sont pas tout près de Paris), une solution efficace et souvent moins chère qu'on ne le craint à conditions d'avoir fait un bon tri et d'avoir bien empaqueté ses petits affaires avant de sélectionner un costockage chez des particuliers ou un garde meuble.
Information bien enregistrée : vide-dressings et vide-greniers du 11ème, préparez-vous j'arrive.


OK, mais je ne sais pas si je suis prête pour un road-trip moi, d'autant que côté budget, il y a comme un couac, un nouveau job m'irait déjà très bien... Luxembourg, Hambourg, Berlin... ou plus simplement Nancy, Metz ou Lyon... ou encore plus simplement rester à Paris mais avec un appartement plus grand et un petit balcon ou une véranda pour y installer dignement Robert (Robert , c'est mon bureau).

Deuxième astuce confiée par un ami qui a lui pas mal navigué entre Paris et Strasbourg avant de trouver l'appartement de ses rêves, utiliser l'appli et le service qui rend la vie facile...
"Je n'ai pas eu besoin qu'un déménageur se déplace car avec l'appli d'i-demenager, j'ai pris quelques photos de l'appartement et ils se sont occupés de tout..." 
De tout ?
Evaluation du volume à déménager, recherche des meilleurs prix et solutions, conseils pour se préparer et grand saut sans stress.

Et concrètement ça se passe comment ?
suivant les étapes de notre nouvelle vie, on installe les applis qui vont justement nous faciliter la vie :
costockage.fr 
et
i-demenager.com 
on se laisse guider et surtout on oublie pas de consulter le guide du démenagement.

Il n'y a pas de problèmes, il n'y a que des solutions,
maintenant que cette histoire de biens matériels est réglée, occupons-nous de notre nouvelle vie :)



post sponsorisé

Thursday, November 19, 2015

Rendez-moi ma panthère rose


Un jour on se lève et il y a un grand vide.

Pas n'importe quel vide,
le genre de vide qui laisse des traces derrière lui,
le genre de vide qui ne s'oublie pas facilement,
le genre de vide qui met en colère autant qu'il fait pleurer,
le genre de vide qui arrive tous les jours et sur tous les continents,
le genre de vide qui fait peur au point de vouloir quitter un pays dans l'espoir qu'ailleurs ce vide n'arrivera pas,
le genre de vide qui fait se lever pour crier "plus jamais ça" (expression qui n'a vraiment que peu de sens mais qu'on s'obstine à crier quand même... au cas où ça finisse par marcher).


Donc comme beaucoup de gens ici mais aussi ailleurs,
je me suis levée un matin avec un grand vide, beaucoup de colère et puis surtout un grand besoin d'air, frais l'air, pour balayer toutes ces images, toutes ces paroles, toutes les haines accumulées et surtout cette chose que je ne sais même pas nommer qui a fait que ce matin là je me suis levée avec un grand vide...
ce matin là, la lumière était partie et ce n'était pas à cause d'une coupure d'électricité.
ce matin là, je me suis dit que peut-être ça ne serait pas plus mal que je continue à voir la vie en flou sauf qu'on m'a forcée à mettre des lunettes sans filtre.


Donc j'ai retiré les lunettes et je suis partie sur les hauteurs de Belleville,
je suis allée chercher de quoi éteindre la colère,
les sourires dans un quartier où la mixité est réelle même si elle n'est pas tous les jours facile,
apercevoir la tour Eiffel même dans le gris et sous un parapluie,
un café chaud, d'accord deux cafés bien chauds et peut-être bien un cookie au beurre de cacahuète aussi.


ps : rendez-moi ma panthère rose

pps : si vous voulez aller chercher le même café et le même cookie :
CREAM 
50 rue de Belleville
75020 PARIS

pps : parce qu'ils méritent d'être connus autrement que pour avoir été le groupe qui jouait au Bataclan le 13 novembre 2015, un petit clic en dessous et je l'espère l'envie de découvrir un son qui n'a de satanique que le super pouvoir de vous faire vous remuer de la tête aux pieds ;)


Friday, November 13, 2015

Une butte, une balade, un bon repas


En plus d'avoir des goûts musicaux improbables et des addictions avérées au café, au thé, au chocolat, aux cookies (et scones, banana bread, carrot cake, gaufres, zimtschnecken...) , aux crassulas, aux bouquets de fleurs dans ma maison... je me donne régulièrement des défis tout aussi improbables comme celui de trouver des endroits surprenants pour des amis non parisiens mais qui aiment Paris et scrutent tous les lieux un peu hors des circuits via les réseaux sociaux.
Direction la Butte Bergeyre, un tout petit quartier du 19ème arrondissement un peu occulté par la présence imposante et certainement plus connue des touristes du parc des Buttes Chaumont.

La Butte Bergeyre tient son nom de celui d'un jeune soldat, rugbyman prometteur, mort sur le front belge pendant la guerre de 14 à l'âge de 20 ans et à qui fut dédié un stade, disparu depuis lui aussi en 1926 pour être remplacé par le petit village dans lequel nous nous promenons aujourd'hui.
De la petite maison en meulière type années 30 aux constructions plus modernes, le triangle formé par les rues Philippe Hecht, Barrelet de Ricou et Georges Lardennois est un petit havre de paix végétale qui ouvre sur une vue exceptionnelle sur la butte Montmartre et le Sacré Coeur depuis la place et le jardin partagé situés au bout de la rue Georges Lardennois.

Le jardin est ouvert au public mercredi et dimanche, l'occasion de voir également le petit vignoble de 230 pieds de vigne en pinot noir et chardonnay de la butte qui produit bon an mal an de quoi produire 65 litres de vin au chais de Bercy.


La Butte Bergeyre
Pour y aller...
Vous pouvez prendre le métro et vous arrêter à la station Colonel Fabien sur la ligne 2 du métro mais le plus agréable est encore de prendre un petit déjeuner sur le canal St Martin, les adresses de coffeeshop ne manquent pas (pour un breakfast de champion, je vous recommande tout particulièrement Café Smörgas, L'institut de Bonté et Radiodays pour la richesse et la qualité de leur offre autant que pour leur horaire matinal ).
A pieds, il vous suffira de remonter le long du quai de Valmy pour récupérer l'avenue Mathurin Moreau et remonter un petit morceau de l'avenue Simon Bolivar avant de grimper une volée de marches que vous aurez vite oubliées une fois arrivé au jardin partagé de la Butte qui offre une vue exceptionnelle sur le Sacré Coeur.
Même par temps brumeux, vous apprécierez le charme de ce tout petit quartier, calme et très arboré et puis la proximité avec le parc des Buttes Chaumont vous offrira un moment de calme supplémentaire.


Dans et autour du parc des Buttes Chaumont les petites adresses ne manquent pas pour faire une pause café ou déjeuner mais s'il y en a bien une à mettre dans votre carnet, c'est HOBBES.

HOBBES c'est l'adresse qui donne envie d'aller au marché et de se mettre en cuisine parce qu'on y déguste une cuisine végétarienne aussi savoureuse que rassasiante et qu'après y avoir goûté on se sent pousser des cuillères en bois et des couteaux d'office pour refaire la même chose à la maison... bien sûr comme on y arrive pas vraiment et que c'est bien agréable de se poser dans la jolie salle de Hobbes en bonne compagnie, on aura vite fait de reprogrammer un déjeuner, un dîner ou un brunch pour lequel je vous recommande le tofu brouillé (les pancakes et le granola aussi).


HOBBES
hobbes.fr 
31 avenue Simon Bolivar
75020 PARIS
M° Buttes Chaumont ou Pyrénées
mardi et mercredi de 12h à 15h
jeudi et vendredi de 12h à 15h et de 19h30 à 22h 
samedi de 11h à 15h et de 19h30 à 22h
dimanche de 11h à 15h
plat du jour entre 11 et 13€
brunch 19€
pensez à réserver !

vous allez aimer 
tout est fait maison et tous les jours un plat sans gluten est à la carte
tout est bio sans que les prix n'explosent, l'addition reste douce et la satiété réelle ce qui fait de Hobbes un excellent point de chute après balade ou point de départ avant balade
les saveurs et l'originalité des plats avec une carte renouvelée au fil des saisons et du marché
la branche de romarin qui aromatise la carafe d'eau que vous n'avez pas besoin de demander
le café made in Brûlerie de Belleville pour accompagner ou finir votre repas
le sourire de l'équipe, sincère et accueillant, pilier de l'ambiance chaleureuse qui emplit la salle à la décoration simple et lumineuse

vous pouvez me détester
oui c'est bien un peu éloigné des sentiers habituels de centre parisien mais franchement avec la balade et la vue que je vous ai proposées, est-ce que ça ne vaut pas la peine ?
et puis Belleville n'est pas si loin donc République non plus, donc en fait c'est tout près :)
non il n'y a pas de viande et oui vous allez aimer quand même et en redemander, en plus


J'avoue qu'une petite dose de soleil aurait été bien agréable pour les photos autant que pour la balade mais pour cette fin de semaine, Paris avait décidé de rester brumeuse.
Donc allons trouver le soleil dans une tequila avec Mariachi Tequila et une reprise très très improbable de Born to be wild de Steppenwolf